Déroulement d’une abdominoplastie

Une plastie abdominale n’est pas une opération esthétique à prendre à la légère. C’est une intervention relativement lourde, qui réclame donc une préparation appropriée.

Il y aura plusieurs étapes à respecter que ce soit avant ou après l’opération, la route sera un peu longue, mais généralement le résultat final est à la hauteur des attentes des personnes opérées.

Avant l’opération

attention-une-etude-demontre-que-les-robots-chirurgiens-ne-sont-pas-aussi-fiables-que-le-pensez5

On ne décide pas un beau jour de pratiquer une abdominoplastie et de se faire opérer dans les jours qui suivent.

La démarche prend du temps et il faudra donc démontrer une véritable motivation.

Il peut être demandé aux patients de perdre du poids avant de se faire opérer.

Il est réellement important d’essayer de mincir au maximum avant de subir une plastie abdominale.

Elle sera ainsi optimisée en s’attaquant aux graisses les plus profondes, qui ne se reformeront pas ensuite.

Un chirurgien peut donc vous demander de perdre jusqu’à 5 à 10 kg, pour réellement prouver que vous êtes motivé, et pour assurer un résultat final d’autant plus satisfaisant.

Vous aurez deux rencontres espacées de 15 jours avec votre chirurgien, afin de confirmer votre motivation et discuter avec lui du résultat final espéré.

Il faudra ensuite, pour les fumeurs, arrêter le tabac les 2 mois précédant l’opération, ceci afin d’éviter les risques de nécroses.

L’aspirine, les anti-inflammatoires et les anticoagulants devront également être mis de côté 15 jours avant l’intervention chirurgicale pour limiter les risques d’hémorragie, et enfin la dernière consigne médicale sera l‘arrêt de contraception orale qui peut avoir un effet thrombo-embolique lors de l’anesthésie.

Vous rencontrerez également l’anesthésiste, quelques jours seulement avant de subir l’abdominoplastie, afin de prévenir tous les risques liés à une anesthésie générale.

L’opération

Une plastie abdominale peut varier entre 1 heure et 4 heures selon qu’elle soit combinée à une liposuccion, qu’elle soit complète avec « transposition ombilicale », ou bien localisée, et on parle alors de mini-lift abdominal. Dans tous les cas, on passera généralement 2 nuits en clinique.

Pour une plastie abdominale standard complète, le chirurgien incise autour du nombril, et le long de ligne pubienne (au départ de la pilosité pubienne). Il aspire par lipoaspiration le surplus graisseux de cette partie du ventre et des hanches si nécessaire.

Il retire ensuite la peau se situant entre l’ombilic et la ligne pubienne, puis décolle la peau sur la partie haute de l’abdomen.

Il la tend alors jusqu’à la ligne pubienne pour assurer la fermeté de votre nouveau ventre, et la cicatrice sera placée sous le maillot, évidemment pour des raisons esthétiques.

Des drains ou des lames en silicone sont ensuite placés sous la peau, et seront retirés 1 à 2 jours après l’opération, en même temps que le pansement.

Après l’opération

Le pansement est remplacé au retrait des drains, par une gaine de contention qu’il faudra garder 24 heures sur 24, pendant plusieurs semaines, jusqu’à 2 mois dans le cas où les muscles auraient été resserrés.

Ce sont en principe des fils de suture résorbables qui sont utilisés, et dans ce cas, ils tomberont tout seuls.

Si ce n’est pas le cas, alors le chirurgien les retira environ 15 à 20 jours après l’opération, en deux séances.

Il faudra éviter au maximum les exercices physiques pendant 6 à 8 semaines, et bannir évidemment les efforts intenses mettant en tension les muscles abdominaux.

On évitera donc de porter des charges trop lourdes, mais également de faire du vélo, de sauter, etc.

Deux semaines d’arrêt de travail et de réel repos sont très largement conseillées, c’est une période où il faudra vraiment bouger au minimum.

Vous rencontrerez 4 fois votre chirurgien dans l’année pour évaluer la progression de la cicatrice qui se résorbera au bout de quelques mois et pour s’assurer du bon déroulement de la phase post-chirurgicale.

Le résultat final sera jugeable entre 6 mois et 1 an après l’opération, il ne faut donc pas s’inquiéter si les premiers mois la cicatrice est très rouge et relativement volumineuse, elle se fera de plus en plus discrète au fil du temps.